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Nadia et le secret de l'eau bleue (1991) |
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Titres alternatifs | ふしぎの海のナディア
Nadia des mers mystérieuses
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Synopsis | En 1889, Jean, un jeune garçon, et son oncle sont venus pour participer à un concours d'aviation à l'Exposition Universelle de Paris. Jean rencontre sur place Nadia, une jeune acrobate poursuivie par trois étranges personnages : Gladys, Caïus et Titus. Ces derniers désirent s'approprier (dérober, plus exactement) le pendentif, orné de la pierre bleue, que Nadia porte autour du cou. Jean va donc aider Nadia à leur échapper et après nombres péripéties les deux adolescents se retrouveront dans le Nautilus, un sous-marin ultra sophistiqué commandé par le mystérieux capitaine Nemo...
-Guilhem- |
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Critiques | Si cet animé s'inspire de 20 000 Lieues sous les Mers, le spectateur averti reconnaîtra également de nombreux clins d’œil à d'autres œuvres de Jules Verne, telles que L’Ile Mystérieuse, Voyage au Centre de la Terre, Robur le Conquérant ou encore Deux ans de Vacances. Au-delà de ces quelques références supplémentaires, dont la lecture ne saurait être suffisamment conseillée, cette série reste relativement conventionnelle sur le plan de l'univers décrit et de la narration même si on y distingue ici et là quelques subtilités de réalisation.
L'intérêt de l'anime s'arrête là sur le plan technique, même si on distingue dés les premiers épisodes une qualité d'animation inhabituelle qui saura rester assez constante (sauf dans "les tristement fameux épisodes de l'île"). Car Nadia et le Secret de l'Eau Bleue est à mes yeux essentiellement une œuvre d'ambiance, d’atmosphère : le Paris de la fin du XIXéme siècle y est magnifiquement retranscrit -on notera que la Tour Eiffel est bien présentée avec ses couleurs d'origine- avec une fraîcheur qui illustre à merveille cette "Belle Epoque". On aurait tort cependant de présenter la série comme se réclamant du mouvement steampunk car les technologies démentielles qui y sont présentées ne sont pas des extrapolations des sciences de l'époque. Mais l'ambiance générale en est proche...
En dépit des "tristement fameux épisodes de l'île", la série propose un concept intéressant, qui aurait toutefois mérité d'être davantage développé, ainsi qu'un scénario plutôt élaboré. Si les relations psychologiques restent du ressort d'un programme pour adolescents, on retiendra des coups de théâtre et des retournements de situation bien menés qui reposent beaucoup sur la thématique de l'absence du père, chère à Anno et souvent la garantie du succès d'une production à une époque où la jeunesse souffre de la généralisation du divorce au sein de la société.
L'impression générale qui découle de cet anime est assez semblable à celle de ces productions des années 70 mettant en scène un groupuscule terroriste voué à la domination de la planète sans autre motif que celui de la mégalomanie chronique, l'excuse des "méchants" étant ici assez cliché pour peu qu'on connaisse ses classiques en matière de Science-Fiction. Les connaisseurs, et en règle générale les représentants de la "génération Goldorak", dont je fais partie, sauront apprécier l'aspect nostalgique... À noter cependant que les qualités visuelles en général et les designs en particulier sont, eux, non seulement modernes mais aussi bien élaborés et assez innovants dans l'ensemble.
Plus une digression qu'une réelle inspiration de l’œuvre de Jules Verne, Nadia et le secret de l'Eau Bleue reste un spectacle très divertissant et inventif qui souffre malheureusement d'un certain manque d’homogénéité et de constance dans sa trame globale, particulièrement dans le début de sa seconde moitié mais aussi dans les tous derniers épisodes qui apparaissent un peu précipités.
-Guilhem- |
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Note de la rédaction | Bande annonce
L'histoire est très librement inspirée de 20.000 Lieues sous les Mers, le roman de Jules Verne. En 2001, lorsque Disney sortit Atlantide l'Empire perdu, des fans d'animés accusèrent le film de plagier Nadia et le Secret de l'Eau Bleue, mais le Dr Marc Hairston prouva au cours d'un long essai paru dans l'édition 2001 de Animerica que ces deux œuvres ne faisaient que s'inspirer du même livre.
Cet anime était au départ prévu pour 30 épisodes mais devant son succès le distributeur NHK Enterprises demanda à Gainax de produire quelques épisodes de plus, étendant ainsi le compte à 39. Ces épisodes supplémentaires, de 23 à 34, sont souvent appelés "les tristement fameux épisodes de l'île" par les fans et régulièrement critiqués pour la lourdeur de leur narration, leurs personnages stupides et leurs intrigues inintéressantes.
Shinji Higuchi, qui dessina les storyboards de la plupart des premiers projets de Gainax, réalisa "les tristement fameux épisodes de l'île" ainsi que la finale de la série après que Hideaki Anno eut abandonné le projet.
Dans l'épisode 26, Le Chagrin d'Attila, il y a un hommage à la fameuse série anglaise de marionnettes Les Thunderbirds des années 60 : la séquence globale de lancement du Thunderbird 2 (ici rebaptisée Etoile de la Seine X) apparaît dans un rêve de Jean.
Deux anciens navires de combat atlantes exhumés des fonds de l'océan sont nommés Eletrium et Excelion : ces noms ont été empruntés à un autre projet de Hideaki Anno, à savoir Gunbuster / Aim for the Top!.
-Guilhem-
Il existe une nouvelle édition de cette série, rebaptisée pour l'occasion Nadia des mers mystérieuses (traduction littérale du titre original), qui propose, en plus de la version française historique, les passages initialement censurés (en version originale sous-titrée).
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Nadia et le secret de l'eau bleue © 1990 ANNO Hideaki, GAINAX, MIYAZAKI Hayao, VERNE Jules / GAINAX
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