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La quête du fan
Aux fans d’animation (et aux autres, mais si vous lisez ceci, cela ne fait aucun doute du groupe auquel vous appartenez) :
Qui n'a pas passé des journées entières à courir les rues, de boutique en boutique, à la recherche de l'élément censé compléter encore un peu plus nos collections personnelles ?
Qui n'a pas bavé devant les vitrines (ou sur son clavier, la différence est‑elle importante ?), sur des objets à première vue inabordables ?
Qui n'a pas parcouru Internet (survolant des pages obscures couvertes de kanjis) pour dégoter la rareté ultime ?

Il s'agit là d'une noble quête, dans laquelle nous avons investi tant d'argent, de temps et de sueur. Des journées à sentir la frite, rien que pour s'offrir ce magnifique truc. Oui, celui‑là. On ignore un peu à quoi il sert, mais, posé sur l'étagère, c'est du plus bel effet, vous en conviendrez. Reste une constatation : presque tous, un jour, nous avons eu cette envie d'entasser des objets en rapport avec notre passion (l'animation). Objets bien nommés... produits dérivés ou goodies.

Avant d'aller plus loin, sachez que pour des raisons logiques, même si cela n'est pas toujours précisé, je ne parle que des goodies touchant directement le monde de l'animation japonaise. De même, la plupart des remarques se rapportent à l’état du marché japonais et ne reste donc valable que pour le Japon.


Genèse d'une idée (pas si mauvaise)...

Le produit dérivé est né du besoin des fans d'assumer leur « fanatisme » d'une part, et du besoin des producteurs de rembourser leurs investissements d'autre part. Il s'agissait même d'une aubaine pour eux ! Car, dans le cas des séries, les recettes de diffusion et les ventes de DVD sont très insuffisantes pour rembourser totalement l'argent investi. Ainsi naquit une nouvelle habitude de consommation.

En France, à part pour quelques « grandes et anciennes » séries destinées à un « jeune » public (Pokémon[/ak], [ak=card captor sakura]Sakura, Yu‑Gi‑Oh!...), les goodies n'arrivent jamais de façon officielle. Il faudra donc recourir à l'import. Mais attention, car deux obstacles se dressent sur votre chemin : le prix et l'authenticité du produit convoité. D'abord le prix : en boutique, vous paierez votre produit deux à trois fois plus cher qu'au Japon (traduisez par : à un prix prohibitif au possible). La commande directe par Internet peut vous faire gagner quelques euros (frais de port compris), à condition d’être malin. Quant au problème des « faux », sachez qu'il s'agit bien souvent de copies illégales de moindre qualité fabriquées à Taïwan (les produits les plus contrefaits sont : les OST, les artbooks et les DVD dits « all zone »). Pourtant, la majorité des boutiques françaises en vendent. La vente de ces produits pirate est donc tolérée. Mais ce n'est pas le sujet de cet article, je ne vous ferai pas la morale. Par ailleurs, vous êtes seul juge de ce que vous souhaitez acheter.

Après cette introduction, êtes‑vous fin prêt à vous jeter avec vaillance dans ce monde rempli de merveilles ? Alors ensemble, affrontons la liste des courses :


Les artbooks

Probablement un des produits dérivés les plus intéressants. Il compile illustrations inédites, planches de travail, croquis, story‑boards... et interviews, biographies des membres du staff, genèse de l'univers, petites anecdotes... Ces livres d'illustrations de très bonne qualité sont des mines d’informations pour briller en société. Inconvénient : le texte est bien souvent en japonais. Ne pas profiter de l'intégralité du produit est un peu frustrant.





Les OST (Original Sound Track)
CD musicaux réunissant toute la bande son d'une série. Il existe aussi des singles pour certains génériques chantés par des groupes populaires (du moins au Japon), ou encore des drama (juste du texte parlé qui raconte une histoire en rapport avec la série). Pas de problème de compatibilité, reste les livrets eux aussi en jap'...





Les peluches
C'est plein de poils, ça prend la poussière... mais c'est franchement mignon et ça aide à bien dormir. Finalement, on a tous envie d'avoir une peluche Totoro (moi oui). Inconvénient : la peluche Totoro renforce‑t‑elle notre image masculine ?




Les figurines, maquettes et résines
Englobe les représentations des héros, vaisseaux, robots et autres, de toute taille, à mettre un peu partout. Les maquettes et kits résine sont à monter soi‑même ; patience et expérience s'avèrent requises. Inconvénient : si vous avez deux mains gauches, le résultat peut ne pas être à la hauteur (aucune tentative traumatisante pour ma part).





Les tee‑shirts

Pour avoir la classe en boite de nuit et ramener des filles (ou des gentils garçons musclés et bronzés) à la maison. Inconvénient : passe mal à la machine à laver (j'en sais quelque chose). Que voulez‑vous, la vie est faite de sacrifices...





Les stores (bambou, tissu) et posters

Décoratif. Je ne connais pas vraiment d'autres usages à ce genre de produit. Inconvénient : difficilement transportable.





Les portes‑clés
Déforme les poches et évite de perdre ses clés. Parfois, ils sont laids. Rien d'insurmontable. Inconvénient : l’excuse de la perte du trousseau de clés pour justifier un retard n’est malheureusement plus valable.





Les calendriers
Des jours, des mois, des dates. Permet de compter les jours restants jusqu'aux vacances. Utilité sans faille doublée d'un aspect décoratif du meilleur goût. Inconvénient : les vacances sont encore loin...





Les trucs
Dans la catégories des trucs, y a plein de choses. Vous pourrez donc trouver en boutique un nombre incalculable d'autres goodies qui ne méritent peut‑être pas un paragraphe. Je cite : agendas, carnets, briquets, colliers, bagues, montres, horloges, taies d'oreiller, serviettes de table, cartables, sacs, tapis de souris, trading cards, straps...

Notre liste est bien pleine, il y a de quoi faire. Des meubles à remplir, des murs à couvrir, de l'argent à dépenser. Vous avez au moins une vue générale des produits disponibles.

Si il existe un marché indéniable des goodies au Japon (des quartiers comme Shibuya à Tokyo ne vendent que ce genre de produit), ce même marché dans le reste du monde ne reste limité qu'à une quantité trop restreinte pour être vraiment rentable. Quelques boutiques font leur chiffre sur l'import et semble bien en vivre, il est probable que c'est uniquement parce qu'elles tournent en circuit restreint et n'ont pas à assurer des couts de distribution et de publicité énormes pour faire connaitre les produits. Couts qui demanderaient plus de ventes pour être amortis. Elles peuvent aussi se permettre de vendre cher, réalisant ainsi de grandes marges, dues à la rareté des produits. Pourtant, l'animation japonaise se démocratise, nos habitudes et nos mentalités évoluent doucement. Dans le futur, il ne serait pas étonnant de voir certains grands fabricants de jouets (Bandai, Tomy...), des éditeurs musicaux ou littéraires proposer de plus en plus de choix, variés si possible. Preuve en est, certaines sociétés se sont déjà créées pour répondre à une demande très ciblée (Loga‑Rythme est la première à me venir à l’esprit).


À vos greniers !
Il reste une deuxième facette de ce marché du produit dérivé qui est celui du jouet de collection. Il ne s'agit plus ici d'acheter quelques babioles, mais bien de collectionner et rassembler des produits rares. La plupart des jouets recherchés par les collectionneurs ont été disponibles en France. Pour exemple, les armures des [ak=chevaliers du zodiaque]Chevaliers du zodiaque[/b] ou les jouets Goldorak. Les prix aussi se font plus agressifs, certaines armures complètes se vendent aux alentours de 180 €. Pourtant, la meilleure façon de débuter dans cette voie est de fouiller son grenier (qui sait si une perle de votre enfance ne traine pas ? Moi, je regrette d'avoir balancé mes armures Saint Seiya si vous voulez savoir...) et d'arpenter les brocantes ; lieux favoris des collectionneurs de tout poil pour les bonnes affaires que l'on peut y faire.


Voilà qui dégage deux aspects d'une demande grandissante. Il reste que tout fan se doit d'être vigilant sur ce qu'il achète, ainsi que sur le prix qu'il veut y mettre. Pour le reste, la patience habituelle est plus que jamais d'actualité. Mais bon, au point où nous en sommes, encore quinze ans d’attente, ce n'est pas si dur.

Le 05-09-2004 à 14:22:33 par : ADAm

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